"Joseph Parker était champion du monde des poids lourds en 2016, alors que je me battais encore en col blanc", explique Fabio Wardley à propos des parcours de carrière contrastés que lui et son adversaire ont suivis avant leur combat crucial à l'O2 de Londres samedi. "Cela a donc été un voyage très sauvage pour nous d'arriver à ce point. Et si je réussis ce combat, j'aurai la chance de rencontrer Oleksandr Usyk. Combattre Usyk pour le titre mondial serait une histoire amusante, en me rappelant comment je suis allé en Ukraine pour l'affronter il y a sept ans. J'aurais l'impression d'avoir bouclé la boucle."
Nous sommes assis dans l’arrière-salle d’un gymnase de la ville natale de Wardley, à Ipswich, et l’aimable et intelligent trentenaire, invaincu après 20 compétitions professionnelles, se permet de s’exciter un peu avant d’affronter la sérieuse menace de Parker. Il hoche la tête lorsque je suggère que cela ressemble à un film de boxe farfelu ou à une série dramatique surchauffée.
Wardley sourit : "J'ai déjà un titre pour Netflix. Il s'appellera White Collar to World Champion. Je pense que ça roule plutôt bien."
Il y a neuf ans, lorsque Parker a battu Andy Ruiz Jr pour remporter le titre mondial des poids lourds WBO, Wardley se rendait d'Ipswich à Londres où il travaillait pour une agence de recrutement. Sa tâche alors, outre quelques bagarres occasionnelles dans le circuit des cols blancs, consistait à trouver des emp...
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